Réunion avec l’intersyndicale du Cea Marcoule

Ce vendredi matin, je recevais l’intersyndicale du centre CEA Marcoule afin d’évoquer le contexte social qui traverse actuellement l’établissement de recherche. Un contexte national puisque les revendications des différents représentants syndicaux dépassent le centre de Marcoule.
Un échange qui vient en écho de l’audition, la veille, jeudi, de M. François Jacq, administrateur général du Commissariat général à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), en commission des affaires économiques, dans le cadre de la prolongation de son mandat, envisagé par le Président de la République et où nous avions abordé ce sujet social.

Ainsi, une partie des personnels exprime une incompréhension à voir réévaluer légitimement les mesures de revalorisation des niveaux de classification des diplômes à l’embauche pour contribuer à l’attractivité du CEA, sans que, pour autant, il n’y ait, pour le moment de mesures dédiées à celles et ceux qui y travaillent depuis plus longtemps et qui constituent le socle de compétences et de connaissances du CEA.

Un travail qui est mené par l’administrateur général, par l’intermédiaire de concertations avec les tutelles et par des discussions avec les représentants des personnels. Lors de l’échange, j’ai rappelé la nécessité de retrouver un équilibre entre les différents agents du CEA, au regard du nombre d’années au sein du centre.

Parmi les autres sujets abordés, nous avons discuté du rôle du commissariat pour les prochaines années et de son avenir, notamment vis-à-vis des annonces faites, la semaine précédente, par le Président de la République à Belfort sur la stratégie énergétique de la France d’ici à 2050. Un rôle qui sera, à mes yeux, déterminant sur de nombreux sujets tels que les SMR (Small Modular Reactor), le volet hydrogène industriel, les batteries, les réseaux intelligents (SmartGrid) mais aussi sur le démantèlement (Usine du Futur, modélisation, numérisation, robotique, deep-learning), comme les recherches sur le cycle du combustible.

Des défis, nombreux, où les savoir-faire du CEA et en particulier ceux de Marcoule sont essentiels afin de relever ces challenges de la neutralité carbone, l’électrification et de la souveraineté énergétique de la France.

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