Conclusions du groupe de travail sur la hausse des prix de l’énergie



Mardi soir avec ma collègue Marie-Noëlle Battistel, j’ai remis les conclusions de notre travail sur la hausse des prix de l’énergie.

Durant trois semaines, autour de plusieurs auditions, j’ai rencontré différents acteurs du secteur de l’énergie pour poser un constat lucide sur la situation énergétique de la France, comprendre les sous-jacents de la hausse des prix et ces impacts, tout en engageant une réflexion plus profonde sur les mesures de plus long terme à mettre en place.

Il ressort de nos travaux que la hausse des prix de l’énergie et du gaz en particulier, résulte de facteurs multiples : La reprise économique liée à l’amélioration de la situation épidémique accroit les besoins en énergie. Dans le même temps, la Norvège et particulièrement la Russie, les principaux fournisseurs de gaz naturel de la France ont connu d’importants problèmes d’approvisionnement. Cette inadéquation entre l’offre et la demande a conduit à une hausse importante des prix.

Malgré de réelles conséquences négatives pour les consommateurs, il ressort de l’étude que grâce à son parc nucléaire qui est un amortisseur aux fluctuations du marché et à la réforme du système de stockage de gaz naturel intervenue en 2018, la France reste mieux protégée que ses voisins européens. À titre d’exemple, les réservoirs français de gaz sont remplis à près de 95% permettant d’éviter tout risque de rupture d’approvisionnement, contre 74% en moyenne au sein de l’Union européenne.

Si nous traversons cette crise, il est important de penser à l’après. La crise actuellement étant principalement liée au gaz, l’un des enjeux majeurs à long terme sera la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, en lien avec l’objectif de neutralité carbone en 2050. À l’amont, la décarbonation de notre mix énergétique se fera grâce aux énergies renouvelables et à l’énergie nucléaire. À l’aval, nous devons lancer immédiatement une réflexion sur la réforme de l’ARENH et sur la fiscalité applicable à l’énergie, tout en continuant nos efforts sur la maîtrise de nos consommations d’énergie.

Le rapport est disponible ici

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