Rencontre à la chambre d’Agriculture du Gard sur l’épisode de Gel


Ce lundi, je me rendais à la chambre d’Agriculture du Gard pour une réunion de travail avec les organisations professionnelles agricoles (OPA) du Gard sur les conséquences de l’épisode gélif d’avril dernier, les mesures de soutien mises en place par le Gouvernement et les sujets d’actualité, aux côtés des autres parlementaires du département.

Un échange où nous avons abordé le sujet central du gel qu’a subit notre département et notre agriculture, dont les dégâts sont en cours de chiffrage mais qui sera de l’ordre de 400 M€ (50% de pertes) et de la réponse rapide et massive (1 Md €) du Gouvernement face à cette catastrophe.
Des précisions ont été apportées par le Ministère de l’Agriculture, faisant suite à un courrier cosigné par les parlementaires gardois en date du 14 avril dernier.

Mais, au-delà des aides d’urgence et du soutien à court terme que nous devons apporter à l’ensemble de la filière agricole, il est primordial de s’atteler, de manière globale et transverse, au volet assurantiel afin de protéger nos agriculteurs à de tels épisodes qui, force est de constater, se répètent de plus en plus fréquemment, accélérés par le dérèglement climatique.

Nous avons par ailleurs évoqué les enjeux relatifs à une nouvelle réglementation des zones de non traitement (ZNT) cours d’eau. La révision de cette cartographie augmenterait de manière très significative l’appellation « cours d’eau », passant ainsi de 4 800 kms actuels à près de 13 200 kms et qui induirait des pertes considérables de surfaces pouvant être cultivées.
La préfecture a été sensibilisée à cette problématique et travaille, en concertation avec l’ensemble de la profession, à des solutions permettant un juste équilibre entre respect et protection des cours d’eau et exploitation des terres agricoles.

Enfin, nous avons échangé sur l’aspect irrigation et la gestion en eau sur le département, au regard du déficit pluviométrique observé et des premières restrictions d’eau prises.
Une réflexion est nécessaire pour parvenir à apporter une réponse aux besoins en eau de l’agriculture, tout en y adossant une gestion intelligente et adaptée (goutte à goutte, apport hydrique programmé à des phases clés…). Mme la Préfète souhaite voir naitre un comité départemental de l’eau, afin d’avoir une politique cohérente sur un schéma départemental d’irrigation en eau brute. De même, la création de réserves collinaires peut être un outil pertinent pour capter l’eau issue des pluies et venir en appui aux cultures.

– Françoise Dumas, Annie Chapelier, Olivier Gaillard, Philippe Berta, Nicolas Meizonnet, Laurent Burgoa, Denis Bouad, Vivette Lopez, Chambre d’agriculture du Gard, Fdsea du gard, Vignerons Indépendants Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Jeunes Agriculteurs Gard, Syndicat Fdsea Gard, Coop Occitanie




Source