Entretien avec Syntec-Ingénierie

Lundi, je rencontrais le groupe de travail nucléaire de Syntec-Ingénierie, une fédération professionnelle de l’ingénierie.

La France dispose toujours sur son territoire de l’ensemble des savoir-faire associés pour faire fonctionner une filière nucléaire d’excellence. Cette maîtrise constitue un avantage avéré et permet encore aujourd’hui à la France de conquérir des marchés à l’international.

Cependant, la Fédération m’a alerté sur la possibilité d’une perte de compétence de la filière, à terme, sans choix politique clair. En effet, en dépit de l’activité induite par la maintenance et les visites décennales du parc existant, il n’est pas surprenant de constater une perte de compétence des acteurs concernés du fait d’un manque de visibilité sur la politique nucléaire en France. Les centrales les plus récemment construites en France remontent à janvier 1984 et avril 1991, soit respectivement 24 et 16 ans avant le nouvel EPR de Flamanville.

A ce jour, la décision de construire de nouveaux EPR 2 n’a pas encore été prise. Cependant, si jamais celle-ci devait être positive le programme « nouveau nucléaire français » porterait sur la réalisation de trois paires d’EPR2 qui seraient mises en services en 2035-36, 2039-40 et 2043-44.

On le voit, l’industrie nucléaire nécessite de l’anticipation et une vision de long terme. Il serait dommageable de ne pas capitaliser sur des compétences qui font la réussite de la France à l’international.

Source