Point Coronavirus / Covid-19 du 5 mai 2020

Sommaire

  1. Point national, régional et départemental
  2. Aide de 200 euros pour 800.000 jeunes précaires ou modestes de moins de 25 ans
  3. Protocole sanitaire : principes généraux pour la réouverture des écoles
  4. Protocole sanitaire : capacité d’accueil pour la réouverture des écoles
  5. Partenariat : accès internet et continuité de la scolarisation dans les structures de protection de l’enfance
  6. Mobilisation pour l’enfance en danger : partenariat avec TikTok
  7. Suppression pour 3 mois des charges sociales pour les TPE fermées sur décision administrative
  8. Professionnels de ville : distribution de masques sanitaires par l’Etat en sortie de confinement
  9. Coup de pouce vélo
  10. Commission Européenne : conférence des donateurs

1 – Point national, régional et départemental

 en France : 132 967 cas confirmés (+1 104), 24 775 hospitalisations (-773) (dont 3 430 en réanimation (-266)), 25 531 décès (hôpitaux+Ehpad).

 en Occitanie : 7 125 cas confirmés (+70), 535 hospitalisations (-39) (dont 115 en réanimation (-8)), 436 décès (+12).

 dans le Gard : 115 hospitalisations (+8), dont 22 en réanimation (+1), 72 décès.

2 – Aide de 200 euros pour 800.000 jeunes précaires ou modestes de moins de 25 ans

 Lors de la présentation du plan de déconfinement devant le Sénat ce lundi, le Premier Ministre, Edouard Philippe a présenté une aide spécifique de 200 euros pour près de 800.000 “jeunes précaires ou modestes de moins de 25 ans ».

 En raison du confinement, les restaurants universitaires ont fermé, beaucoup de jeunes ont perdu les emplois dont ils ont besoin pour se nourrir et payer leurs loyers, certains jeunes se sont retrouvés dans une situation dramatique. Ainsi le Gouvernement a donc décidé de verser une aide de 200 euros à 800.000 d’entre eux.

 Cette somme sera versée début juin aux étudiants ayant perdu leur travail ou leur stage et aux étudiants ultramarins isolés qui n’ont pas pu rentrer chez eux. Elle sera versée mi-juin aux jeunes de moins de 25 ans, précaires ou modestes, qui touchent des APL.

3 – Protocole sanitaire : principes généraux pour la réouverture des écoles

Le ministère de l’Éducation nationale a publié, dimanche 3 mai, le protocole sanitaire pour la réouverture et le fonctionnement des écoles maternelles et primaires collèges et lycées.

👉 Le guide pour les écoles maternelles et élémentaires : https://www.education.gouv.fr/media/67182/download

👉 Le guide pour les collèges et les lycées. : https://www.education.gouv.fr/media/67185/download

Reposant sur la doctrine sanitaire en France, le protocole sanitaire est destiné aux collectivités territoriales, services déconcentrés de l’État, directeurs et personnels de direction et communautés scolaires.

Il est composé de principes généraux, de principes sur les capacités d’accueil et de deux guides pour le premier et le second degré ainsi que de dispositifs d’affichage et de communication.

 Les deux guides sont composés de fiches sur les thématiques suivantes : accueil des élèves ; aménagement des salles de classe ; gestion de la circulation des élèves ; activités sportives et culturelles ; récréation ; nettoyage/désinfection des locaux ; sanitaires ; gestion de la demi-pension ; internat ; enseignements spécifiques (musique, arts plastiques, sciences, technologies) ; personnel ; cas suspect ou avéré.

 Le protocole sanitaire repose sur 5 principes généraux :
Le maintien de la distanciation physique.
L’application des gestes barrières.
La limitation du brassage des élèves.
Le nettoyage et la désinfection des locaux et matériels.
La communication, l’information et la formation.

Le protocole rappelle également que les parents ont un rôle essentiel dans le retour de leurs enfants à l’école, et à ne pas les remettre à l’école en cas de symptômes.

Les personnels procèdent de la même façon et ceux qui présentent des facteurs de risque ne travaillent pas en présentiel.

🔴 Maintien de la distanciation physique
 Le protocole indique que le principe de distanciation physique d’un mètre doit être mis en place entre chaque personne pour éviter tout contact direct, contamination respiratoire et/ou par gouttelettes.
 Ce principe doit être mis en place dans tous les contextes et tous les espaces (arrivée et abords de l’établissement, récréation, couloirs, préau, restauration scolaire, sanitaires), tout en prenant en compte les difficultés possibles de mises en œuvre.

🔴 Application des gestes barrières
Les gestes barrières doivent être appliqués en permanence, partout et par tout le monde.

Ils doivent être adaptées à l’âge de l’élève ainsi qu’à ses besoins éducatifs particuliers et les parents doivent être sensibilisés pour assurer leur application.

 Lavage des mains
Il est essentiel et doit être réalisé au moins en arrivant, avant de rentrer en classe, avant et après les repas, avant et après les toilettes, après avoir toussé ou éternué, le soir avant de partir.
A défaut, le gel hydro-alcoolique peut être utilisé, y compris en l’absence d’accès immédiat à un point d’eau pour les plus jeunes sous le contrôle d’un adulte.
Les échanges d’objets devront être évités au maximum, et, à défaut, désinfecter après chaque utilisation.

 Port du masque
Pour les personnels : le port du masque anti-projection est recommandé. Deux masques « grand public » de catégorie 1 par jour de présence seront fournis aux agents en contact direct avec les élèves. Le port de ce masque est obligatoire lorsque les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées. Par ailleurs, il appartient aux employeurs, notamment les collectivités territoriales, de fournir des masques à son personnel en contact direct avec les élèves.
Pour les élèves des collèges et lycées : le port du masque « grand public » est obligatoire dans les situations où les règles de distanciation ne peuvent pas être respectées dans les collèges et lycées. Il appartient aux parents de fournir des masques à leurs enfants quand ils seront accessibles aisément. En attendant, des masques sont mis à disposition pour les élèves qui le souhaitent ou qui doivent être équipés.
Pour les élèves des écoles maternelles, le port du masque est à proscrire.
Pour les élèves des écoles élémentaires, le port du masque n’est pas recommandé mais les enfants peuvent en être équipés si besoin ou s’ils le souhaitent.

 Ventilation des classes
Elle doit être réalisée fréquemment et au moins 10 minutes à chaque fois, au moins avant l’arrivée des élèves, pendant les récréations, pendant le déjeuner et le soir.

🔴 Limitation du brassage des élèves
 Le protocole incite également à limiter le brassage des élèves, à travers notamment des groupes classe stables, l’organisation de la journée et une limitation du croisement des élèves.
 Ainsi, l’arrivée et le départ de l’établissement peuvent être étalés dans le temps, les déplacements hors temps de classe doivent être limités, organisés et encadrés, les récréations sont organisées par groupes de classes.

🔴 Nettoyage et désinfection des locaux et matériels
L’établissement organise le nettoyage et la désinfection des locaux avec l’appui de la collectivité territoriale, en distinguant nettoyage simple et nettoyage approfondi.

Le protocole distingue deux cas :
Si les lieux n’ont pas été fréquentés dans les 5 derniers jours, le protocole habituel de nettoyage suffit.
Si les lieux ont été fréquentés dans les 5 derniers jours, une désinfection plus poussée doit avoir lieu, par précaution, selon la procédure établie dans la fiche thématique.
Les établissements, qui n’auraient pas fait l’objet de ces mesures de préparation avant la date de prérentrée ou de rentrée, ne peuvent pas accueillir les personnels et les élèves.

🔴 Formation, information et communication
Un plan de communication doit être établi dans chaque établissement pour sensibiliser et impliquer les élèves, les parents et les membres du personnel.

 Pour le personnel : formation avant la rentrée aux gestes barrière, aux règles de distanciation et au port du masque. Cette formation doit être adaptée à l’âge des élèves pris en charge.
 Pour les parents : informations claires fournies avant la rentrée notamment sur les conditions d’organisation de la réouverture de l’établissement, de leur rôle dans le respect des gestes barrière et de surveillance des symptômes, des moyens mis en œuvre en cas de symptômes, des points et horaires d’accueil et de sortie des élèves, de l’organisation de la demi-pension, de l’interdiction de pénétrer dans les bâtiments, des numéros de téléphone utiles.
 Pour les élèves : information pratique sur la distanciation physique et les gestes barrières le jour de la rentrée, en l’adaptant à l’âge des élèves, cette sensibilisation pouvant être répétée autant que nécessaire. Des kits de communication adaptés seront fournis. Une attention particulière sera apportée aux enfants en situation de handicap.

4 – Protocole sanitaire : capacité d’accueil pour la réouverture des écoles

La capacité d’accueil des établissements scolaires est un élément déterminant pour la définition des conditions de réouverture et de fonctionnement des établissements scolaires en période de pandémie.

🔴 Facteurs de dimensionnement
 Le respect du principe de distanciation physique est une condition sanitaire indispensable.
 Il convient à chacun établissement d’évaluer sa capacité d’accueil :
– À partir des superficies disponibles des locaux et des espaces extérieurs.
– À partir d’une visite des locaux pour une étude de la disposition des salles de classe et autres lieux adaptés à un enseignement pédagogique
 La nécessité de nettoyer et de désinfecter régulièrement les locaux pourrait augmenter la charge de travail des agents des collectivités territoriales : il convient donc d’évaluer, avec la collectivité territoriale, les effectifs prévisionnels et les espaces pouvant être traités.
 Cette évaluation permettra de déterminer les modalités de fonctionnement de l’établissement en matière de salle spécifique et de matériel non individuel.
 La mise à disposition de lingettes désinfectantes est recommandée pour réduire la charge de travail.

🔴 Éléments de dimensionnement
 La capacité d’accueil est déterminée de manière à respecter les mesures sanitaires à appliquer.
 Avant la rentrée des élèves, les salles de classe doivent être organisées de manière à respecter une distance d’au moins un mètre entre les tables et entre les tables et le bureau du ou des professeurs : environ 4m2 par élève (à l’exception de ceux placés, dans la configuration de la classe, contre un mur, une fenêtre, une bibliothèque). Exemple: une salle de 50m2 doit permettre d’accueillir 16 personnes.
 La salle doit être ventilée naturellement ou mécaniquement.

🔴 Facteurs décisionnels
Les collectivités territoriales et responsables d’établissement doivent organiser la reprise dans le respect de la doctrine sanitaire et vérifier son applicabilité avant d’accueillir les élèves.

Avant la réouverture de son établissement scolaire, il convient de :

 Rédiger son schéma d’organisation intégrant les possibilités de transport scolaire.
 Rédiger et déployer son plan de communication.
 Présenter les consignes sanitaires, applicables aux usagers et aux personnels.
 Définir un protocole de nettoyage et de désinfection et en assurer la fréquence définie (nettoyage approfondi une fois par jour a minima et désinfection régulière des surfaces et matériels fréquemment touchés).
 Dimensionner le nombre de produits, matériels et équipements nécessaires à l’application de la doctrine sanitaire : masques, solution hydro-alcoolique, savon liquide, papier essuie-mains jetable, lingettes désinfectantes, produits de nettoyage et de désinfection, gants.
 Assurer le réapprovisionnement de ce matériel en fréquence et quantité adaptées.
 Définir les modalités de gestion de la demi-pension et prendre les dispositions nécessaires avec les différentes parties prenantes.
 Assurer la disposition matérielle des classes et des espaces de travail.
 Neutraliser les accès aux installations et matériels qui ne peuvent faire l’objet d’un protocole de désinfection.
 Définir un plan de circulation et assurer la signalétique correspondante.
 Prévoir et mettre en œuvre les éléments matériels et de communication pour faire appliquer les règles d’entrée et de sortie des élèves.

5 – Partenariat : accès internet et continuité de la scolarisation dans les structures de protection de l’enfance

L’épidémie de Covid-19 et la crise sanitaire mettent plus que jamais en lumière les inégalités sociales et la fracture numérique. Le confinement a notamment fait apparaître des besoins plus importants d’accès au numérique au sein des structures collectives de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

 L’accès à une connexion de qualité est indispensable aux enfants et aux adolescents afin de pouvoir suivre leurs cours en ligne. Comme pour l’ensemble des jeunes Français, la poursuite de la scolarité est essentielle aux enfants accueillis par l’Aide Sociale à l’Enfance, et constitue un élément central de leur équilibre.

 Face à ce constat, SFR s’engage aux côtés d’Adrien Taquet, Secrétaire d’État chargé de la Protection de l’Enfance, afin d’équiper les structures collectives de l’ASE qui en éprouvent le besoin, grâce au don de 500 box 4G équipées de cartes SIM, comprenant 200 Gigas de data par mois, pendant 4 mois.

 Après l’opération « #DesOrdisPourNosEnfants », ce nouveau partenariat poursuit l’engagement du Gouvernement et des entreprises à maintenir la scolarité des enfants accueillis par l’Aide Sociale à l’Enfance et à faciliter le travail des éducateurs en la matière.

 Concrètement, ces box 4G permettront aux structures qui ne disposent pas d’un accès suffisant au Très Haut Débit de bénéficier d’un meilleur réseau. Grâce aux 400 000 Gigas de data offerts par SFR, plus de 5 000 enfants et adolescents protégés pourront échanger avec leurs enseignants et suivre l’intégralité des cours dispensés par visio-conférence.

 Ces 500 box 4G seront livrées dans les prochains jours par SFR aux associations auxquelles les foyers de l’ASE ont remonté leurs besoins. Ces box seront ensuite distribuées par ces associations, à travers toute la France, aux foyers concernés de leurs régions. Selon la taille du foyer d’accueil, celui-ci sera équipé d’une ou deux box.

6 – Mobilisation pour l’enfance en danger : partenariat avec TikTok

Application la plus téléchargée au monde depuis le début de l’année 2020, TikTok est une plateforme privilégiée des adolescents que les campagnes de sensibilisation habituelles ne parviennent pas toujours à toucher.

 Afin de les sensibiliser aux messages de prévention sur les violences faites aux mineurs et mieux faire connaître le 119, numéro de l’enfance en danger, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, annonce un partenariat inédit avec TikTok d’ores et déjà mis en place.

 Depuis lundi dernier, lorsqu’un utilisateur de TikTok recherche certains mots clés, comme #119 ou #AlloEnfanceEnDanger, une bannière 119, enfance en danger, apparaît et invite les utilisateurs à s’informer et à agir. D’un clic sur cette bannière, l’utilisateur est redirigé vers la page consacrée au 119 du Centre de Sécurité TikTok où sont détaillées toutes les informations nécessaires.

 Des créateurs TikTok mais aussi des artistes de renom présents sur la plateforme se sont d’ores et déjà mobilisés autour de cette cause de première importance. Parmi eux :

    • Le Cas Pucine, ventriloque et humoriste
    • CamilleTeSigne, transmet un message de sensibilisation en langue des signes française
    • Keen V a souhaité réaliser une vidéo qui puisse être discrètement partagée avec le plus grand nombre
    • Stéphane Legar qui invite à la plus grande vigilance

 Cette nouvelle opération de sensibilisation ciblée complète la campagne du gouvernement lancée au début du mois d’avril sur l’ensemble des TV, radios et plateformes web dont l’ampleur et la durée inédites ont fortement contribué à l’augmentation des appels au 119 ces dernières semaines. Un partenariat similaire avec Twitter avait également permis de placer le hashtag #EnfanceEnDanger en « top trend » toute la journée sur deux jours distincts de la période de confinement.

7 – Suppression pour 3 mois des charges sociales pour les TPE fermées sur décision administrative

À la demande du Président de la République, Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes publics, a indiqué que le Gouvernement allait annuler les charges sociales des petites entreprises de moins de 10 salariés qui ont dû fermer sur décision administrative durant le confinement.
Le Ministre détaillera prochainement les modalités des annulations de charges patronales dues par les petits commerces. Cette décision concernerait toutes les entreprises de moins de 10 salariés frappées par une décision de fermeture administrative pendant le confinement décrété jusqu’au 11 mai. Leurs échéances pour mars, avril et mai seraient supprimées.
Ce lundi, le Premier ministre avait déjà abordé une telle décision, lors de la présentation du plan de déconfinement devant le Sénat : « Nous sommes prêts à convertir les reports de charge en exonérations définitives, non seulement pour les entreprises du secteur de la restauration et du tourisme, mais aussi pour toutes les TPE ayant fait l’objet de mesures de fermeture »

🗣 J’accueille cette décision avec satisfaction et des précisions vont être apportées dans les prochains jours concernant les modalités exactes de cette suppression de charges patronales et fiscales, notamment sur TPE qui en feraient l’objet.

8 – Professionnels de ville : distribution de masques sanitaires par l’Etat en sortie de confinement

Depuis le début de l’épidémie de covid-19, l’État a organisé la distribution de masques aux professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux, avec pour objectif prioritaire leur protection et la préservation de notre capacité sanitaire.

En phase de sortie de confinement, les distributions se poursuivent, avec pour objectif prioritaire la limitation au maximum de la diffusion du virus et l’accompagnement de la reprise d’activité. Dans ce cadre, la stratégie de répartition des masques sanitaires par l’État a vocation à évoluer.
 La cible est fixée à 100 millions de masques sanitaires distribués par l’État chaque semaine, modulo une adaptation chaque semaine pour distribuer le maximum possible de masques en fonction de la réalité des approvisionnements.
 Les professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux voient ainsi leur dotation globale augmenter. De nouvelles professions de santé peuvent bénéficier des dotations en masques sanitaires de l’État.
 Dorénavant, les malades, les personnes contacts et les personnes à très haut risque médical (par exemple personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations.
 Pour la population générale, en particulier dans les lieux à risque et lorsqu’elle se rend dans les établissements et chez les professionnels de santé, le port du masque grand public est recommandé.

À partir du déconfinement, ce système coexiste avec la reprise de circuits classiques de distribution de masques, qu’ils soient sanitaires ou grand public ; les pharmaciens notamment peuvent à nouveau vendre des masques issus de leur propre stock, en plus des masques du stock Etat distribués gratuitement aux populations éligibles.

🔴 Dotations cibles en ville par profession
Dans le prolongement du système mis en place en début d’épidémie, les dotations sont calculées par personne, en fonction d’un besoin évalué par jour et par semaine. Les masques fournis sont, sauf mention contraire, des masques chirurgicaux.

 Les professionnels les plus exposés dans la prise en charge du covid-19 et les étudiants qu’ils accueillent le cas échéant sont dotés de 24 masques par semaine :

    • Médecins ;
    • Chirurgiens-dentistes ;
    • Biologistes médicaux ;
    • Infirmiers ;
    • Professionnels en charge des prélèvements nasopharyngés des tests COVID-19.

En sus de la dotation ci-dessus, les médecins se verront délivrer une boite de 50 masques chirurgicaux par semaine à destination des patients auxquels ils prescrivent un test de dépistage du SARS-CoV-2.
 Les professionnels suivants et les étudiants qu’ils accueillent le cas échéant sont dotés 18 masques par semaine :

    • Pharmaciens ;
    • Sages-femmes ;
    • Masseurs-kinésithérapeutes ;
    • Manipulateurs en électroradiologie médicale ;
    • Préparateurs en pharmacie ;
    • Techniciens de laboratoire de biologie médicale.

 Les professionnels suivants et les étudiants qu’ils accueillent le cas échéant sont dotés de 12 masques par semaine :

    • Audioprothésistes ;
    • Diététiciens ;
    • Ergothérapeutes ;
    • Opticiens – lunetiers ;
    • Orthophonistes ;
    • Orthoptistes ;
    • Pédicures-podologues ;
    • Psychologues ;
    • Psychomotriciens ;
    • Orthoprothésistes et podo-orthésistes.

 Les salariés de l’aide à domicile via CESU sont dotés de 15 masques par semaine et les accueillants familiaux de 3 masques par semaine et par personne accueillie.
 Les malades atteints de covid-19 et les personnes contact sont dotés de 14 masques par semaine.
 Les personnes à très haut risque médical de développer une forme grave de covid-19 (par exemple personnes immunodéprimées sévères) sont dotées de 10 masques par semaine.

🔴 Spécificités des dotations pour le mois de mai
 Les nouvelles dotations arriveront dans les officines de pharmacie à partir du jeudi 7 mai au soir. Pour les semaines 20 et 21, en raison de tensions sur les approvisionnements, les masques FFP2 sont réservés prioritairement aux médecins spécialistes intervenant sur les voies respiratoires, aux chirurgiens-dentistes et aux professionnels en charge des tests de dépistage nasopharyngés covid-19 (pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine), aux masseurs-kinésithérapeutes pour les actes de kinésithérapie respiratoire (au maximum 6 FFP2 par semaine). Les médecins des autres spécialités (dont la médecine générale) et les infirmiers peuvent être dotés en masques FFP2 mais le seront prioritairement dès que les approvisionnements le permettront.
 En outre, les médecins reçoivent une dotation unique en masques chirurgicaux pédiatriques à distribuer en petites quantités à l’entourage de leurs patients symptomatiques auxquels ils prescrivent un test virologique. Cette dotation n’a pas vocation à être renouvelée chaque semaine. Des boîtes de masques 1-5 ans (25% des boîtes distribuées) et 6-12 ans (75% des boîtes distribuées) sont livrées dans les officines, les pharmaciens peuvent s’ils le souhaitent proposer un mélange aux médecins.

🔴 Délivrance des masques par les pharmacies
 L‘importante augmentation des volumes de masques distribués mobilisera fortement les officines de pharmacie. Les pharmaciens sont invités à remplir les tableaux et applications de gestion de délivrance de masques.
 Pour les professionnels de santé, le mode de délivrance n’évolue pas par rapport au système mis en place depuis le début de l’épidémie. Les masques sont distribués en officine de pharmacie, sur présentation d’un justificatif de leur profession.
 Pour les personnes atteintes du virus covid-19, la délivrance de masques se fait sur prescription médicale et sur présentation d’un résultat positif à un test virologique covid-19.
 Pour les personnes ayant été identifiées comme une personne contact, la délivrance de masques se fera sur indication de l’Assurance maladie via son téléservice « Contact covid », dédié sur la plateforme Ameli Pro.
 Pour les personnes les plus à risque de développer une forme grave de covid-19 du fait de leur état de santé, la délivrance de masques se fait sur prescription médicale.
 Pour toutes les personnes auxquelles il délivre des masques, le pharmacien vérifie le nombre de masques déjà retirés par cette personne et inscrit le nombre de masques délivrés dans le téléservice utilisé par les officines.
🔴 Prescription de masques aux personnes à très haut risque médical par les médecins
Certaines personnes présentent, en raison d’un état antérieur, d’une pathologie sous-jacente ou d’un traitement qui les rendent plus sensibles, un haut risque de développer une forme grave d’infection et tout particulièrement de covid-19.
Pour les personnes à très haut risque médical, notamment celles présentant une immuno-dépression sévère, le port d’un masque chirurgical à visée préventive est recommandé. Il appartient au médecin traitant ou au médecin hospitalier d’en assurer la prescription, avec discernement, en tenant compte du fait que, pour les autres vulnérabilités médicales, et en dehors des cas particuliers à l’appréciation des médecins traitants, la protection doit être assurée par un masque grand public.

9 – Coup de pouce vélo

Dans la perspective de la sortie du confinement, le Gouvernement a pris des mesures pour encourager la pratique du vélo par les Français. Ainsi, dans le cadre du Programme « Alvéole »,doté d’une enveloppe de 21,5 millions d’euros (financé par les Certificats d’Economies d’Energie (CEE)), qui permet de financer des abris vélos et des actions de sensibilisation à l’éco-mobilité, 3 volets sont mis en place :

 Le coup de pouce “réparation” : une prise en charge jusqu’à 50€ pour la remise en état d’un vélo au sein du réseau des réparateurs affiliés référencés.
 Le coup de pouce “remise en selle” : une prise en charge d’une séance d’une heure d’accompagnement à l’usage du vélo (prise en main, circulation en ville, itinéraire adapté, etc.) au sein du réseau des vélo-écoles référencées
 Le coup de pouce “stationnement temporaire” : une prise en charge de 60% des coûts d’installation de places de stationnement temporaire vélo pour les collectivités, les pôles d’échanges multimodaux, les établissements d’enseignement, les bailleurs sociaux et les résidences étudiantes.

 Début du programme le 11 mai 2020 jusqu’à décembre 2020.
 Dès d’aujourd’hui, réparateurs et formateurs peuvent se référencer sur le site

👉 Retrouvez l’ensemble des informations sur la plateforme dédiée : https://coupdepoucevelo.fr/

10 – Commission Européenne : conférence des donateurs

Le 16 avril, le Président de la République a réuni lors d’une conférence téléphonique, les responsables des principales organisations internationales en santé mondiale actives dans la riposte contre le Covid-19 (OMS, Fonds mondial, Unitaid, Gavi, CEPI, Wellcome Trust, Fondation Gates, Banque mondiale, Medecines Patent Pool, ainsi que Françoise Barré-Sinoussi, Présidente du Comité analyse recherche et expertise) pour renforcer la coordination internationale autour de l’OMS et construire une initiative multilatérale. Les participants sont convenus de la nécessité de porter une initiative coordonnée, globale et visant l’efficacité et l’équité.

 Le 24 avril, avec ses partenaires européens et internationaux, l’OMS et l’ensemble des acteurs de la santé mondiale, la France a lancé l’accélérateur « ACT (Access to Covid Tools) avec trois objectifs :
1) accélérer la conception et la production des tests, des traitements et des vaccins ;
2) garantir un accès sûr, équitable et universel à ces solutions ;
3) consolider les systèmes de santé pour lutter contre le COVID-19 et poursuivre le combat contre les autres maladies.

 Le 4 mai, la Commission européenne a lancé un appel aux contributions mondiales pour consolider l’action internationale sur ces trois objectifs. La France, qui co-parraine cette conférence, se mobilise massivement sur ces différents volets et comptera parmi les premiers financeurs d’ACT, à hauteur de 500 millions d’euros :
Pour soutenir l’OMS dont nous avons besoin pour faire face à l’urgence, en consolidant son rôle essentiel d’alerte, de détection, de coordination.
Pour accélérer sur la recherche et le développement d’un vaccin qui devra être accessible à tous, en partenariat avec CEPI et GAVI.
Pour conduire un travail essentiel et nécessaire sur l’accès équitable aux moyens de lutte contre le COVID-19 notamment sur le plan des brevets, comme le fait UNITAID.
Pour consolider le soutien aux systèmes de santé des pays les plus vulnérables en lien notamment avec le fonds mondial.

Ces efforts dans le cadre multilatéral viendront en complément de notre plan de réponse bilatéral « Covid 19 Santé en commun » de 1,2Mds€ piloté par l’Agence française de développement (https://www.afd.fr/fr/actualites/france-lance-initiative-covid-19-sante-en-commun-pour-soutenir-pays-afrique) pour appuyer les systèmes hospitaliers en Afrique, les réseaux régionaux de surveillance épidémiologique et tous les acteurs de terrain engagés dans la réponse au Covid-19 (ONG, fondations, réseaux, organismes de recherche, etc.). A ce stade, près de 43M€ de subventions ont d’ores et déjà été engagées, pour des projets en lien avec des opérateurs (Institut Pasteur, IRD) et des ONG.

 Ces efforts internationaux sont complémentaires et cohérents avec le renforcement de la stratégie française au plan national et européen sur les moyens de lutte contre le COVID-19.


🔊👏 Comme tous les jours, je vous invite toutes et tous à participer à un joli moment de solidarité et de soutien envers toutes les forces vives mobilisées actuellement pour lutter contre le Covid-19, notamment nos soignants, en les applaudissant à 20h tous les soirs, à vos fenêtres !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse covid19@anthonycellier.fr et via la page https://anthonycellier.fr/index.php/coronavirus-covid-19/

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