Banque de France : présentation des résultats 2018 et les perspectives pour 2019

Vendredi, je me rendais à l'antenne de la Banque de France de Nîmes pour une présentation des résultats 2018 et les perspectives pour 2019, aux côtés de chefs d'entreprises et représentants de fédérations.

D'une façon macro économique, la crise des dettes souveraines n'a pas impacté la zone euro qui a bien résisté, notamment grâce à la grande stabilité offerte par l'euro.
Cependant, il y a un certain nombre d'incertitudes vis à vis des tensions protectionnistes américaines et le relèvement des droits de douanes (qui impactent principalement la Chine). L'impact est de l'ordre de – 0.2 % de croissance pour la zone Europe où l'Allemagne sera plus impactée que la France et nous aurons une croissance supérieure à cette dernière (du fait que la France a une balance extérieure déficitaire).

S'agissant de la dette totale mondiale, elle représente 240% du pib mondial. Il n'a pas été observé de réduction drastique de cette dette car si les pays avancés (États-Unis, France, Allemagne…) font des efforts de réduction, les pays émergents, eux, accroissent et creusent leur dette.

Au niveau national, la dette devrait représenter
98,6% du pib pour 2019 mais en réduction avec pour objectif d'atteindre 92,7% à l'horizon 2022. Cependant, la dette privée est toujours en hausse, ce qui pose problème pour le financement des entreprises et la compétitivité de ses dernières.

Sur le plan de la croissance, les prévisions pour le pays tournent autour de 1,5 ou 1,6, légèrement en dessous de la croissance de la zone euro. Une croissance qui est et restera donc créatrice d'emplois, régulière et qui va continuer à faire baisser le nombre de chômeurs.

Au sujet de l'augmentation du pouvoir d'achat, l'insee prévoit 2% et 1,5% pour la Banque de France (sans prise en compte des mesures du gouvernement).

Plus localement, les entreprises du Gard ont bien recruté sur 2018. La croissance des entreprises régionales ralentit pour 2019 mais reste à un bon niveau.
Les défaillances d'entreprises ont beaucoup baissé sur 2018 et l'investissement a redémarré mais reste en retrait par rapport au national. C'est une réelle nécessité pour les entreprises afin de répondre à une demande croissante. C'est un signe fort de reprise économique.

Il n'en demeure pas moins que l'on est dans un environnement moins porteur et plus risqué et qui pèse sur la confiance. Si l'on observe une baisse de la croissance et que la rentabilité des entreprises s'est dégradée, les perspectives paraissent plus favorables pour 2019.
La croissance de l'activité continue à créer ses emplois mais, paradoxalement, il est toujours aussi difficile d'embaucher.

A ce sujet, la réforme de la formation et de l'apprentissage est et doit être une réponse afin de résoudre ce paradoxe.






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