Rencontre avec syndicat SNEP-FSU concernant la place de l’EPS dans l’enseignement


Lundi, je rencontrais le syndicat SNEP-FSU concernant la place de l’EPS (Éducation physique et sportive) dans l’enseignement, du collège au lycée ainsi que des filières post-bac (notamment STAPS).
Les responsables m’ont présenté leurs inquiétudes concernant la pratique sportive à l’école et en particulier son affaiblissement dans l’enseignement.
Plus précisément, c’est les options qui sont ciblées : enseignement d’exploration et de complément supprimés, pas de création d’un enseignement de spécialité en EPS comme pour les autres disciplines, limitation du choix à un enseignement facultatif qui met en concurrence l’EPS avec les autres disciplines. De fait, au lycée, l’EPS n’est pas considérée, à l’instar des autres disciplines, comme une voie de réussite, d’approfondissement et d’orientation universitaire.
A contrario, il y a un véritable attrait pour la filière STAPS (61 480 étudiants) qui est en tension par rapport au nombres de places disponibles, à laquelle, de l’avis du syndicat, Parcoursup ne répond que partiellement.

Parmi les nombreux sujets abordés (tous autour de l’EPS), j’ai noté la grande difficulté pour les professeurs à mettre en place l’enseignement de la natation à destination des 6-12 ans. Plus particulièrement, dans le Gard, en raison des coûts de transports, du manque de structures et de gestion des piscines demandant parfois une participation, ils se trouvent dans l’incapacité organiser des sessions de formation à la nage et ceci malgré la volonté affichée du Premier Ministre, Édouard Philippe, le 18 juillet 2018, de renforcer le plan de lutte contre les noyades et le programme de formation à la nage (https://www.gouvernement.fr/partage/10413-renforcement-du-plan-de-lutte-contre-les-noyades-et-du-programme-de-formation-a-la-nage).
Une problématique que je compte suivre et porter afin d’offrir, au plus grand nombre, l’opportunité de savoir nager et ainsi éviter les trop nombreux drames des noyades estivales que nous observons chaque année.




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