Rencontre de l’intersyndicale des retraités (USR-CGT, UDR-FO, UNIRS-Solidaires, CFE-CGC, SNES-FSU)


Vendredi matin, je me rendais dans les locaux départementaux de la cgt de Nîmes à la rencontre de l’intersyndicale des retraités (USR-CGT, UDR-FO, UNIRS-Solidaires, CFE-CGC, SNES-FSU) au sujet de la réforme de la CSG et de la situation des retraités.
Il est à noter que seuls les retraités soumis au taux normal de CSG fixé à ce jour à 6,6% (soit un taux plus faible que celui pesant sur les revenus d’activité fixé à 7,5%) seront concernés par la hausse du taux de 1,7 point. Les retraités les plus modestes, qu’ils soient exonérés (environ 4 millions de pensionnés) ou soumis au taux réduit de 3,8 % (environ 1,8 million de pensionnés), resteront préservés de toute augmentation.

Ainsi, les retraités dont les revenus annuels sont inférieurs à 10 996 euros (pour une personne seule) et 16 868 euros (pour un couple) seront toujours exonérés et les retraités dont le revenu est inférieur à 14 375 euros (pour une personne seule) ou 22 051 euros (pour un couple) resteront soumis au taux réduit de 3,8 %.

Les autres retraités, environ 8 millions de pensionnés du régime général, soit près de 60% des titulaires d’une pension pourront, selon les cas, voir leur augmentation de CSG compensée par l’exonération de la taxe d’habitation, autre engagement fort du Président de la République, mis en œuvre dans le projet de loi de finances. En effet, l’exonération de la taxe d’habitation offre un gain de pouvoir d’achat pour les ménages et notamment les retraités.

Ainsi à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement permettra à près de 80% des foyers d’être dispensés du paiement de la taxe d’habitation au titre de leur résidence principale d’ici 2020. Cet objectif sera atteint de manière graduelle sur trois ans. En 2018 et en 2019, la taxe d’habitation restant à la charge des foyers, après application éventuellement du plafonnement existant, sera abattue de 30% puis de 65%.

Cette mesure concernera les foyers dont les ressources n’excèdent pas, pour une part, 27 000 euros de revenu fiscal de référence calculé par l’administration à partir du montant net des revenus, majorées de 8 000 euros pour les deux demi-parts suivantes, soit 43 000 euros pour un couple, puis 6 000 euros par demi-part supplémentaire. À terme, chaque ménage bénéficiaire fera une économie moyenne de 550 € par an.

En définitive, 80% des retraités verront leur pouvoir d’achat augmenter.




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