Regarder Discours Cellier – Signature du contrat de transition écologique « Cleantech Vallée »


En vidéo et à l'écrit, retrouvez mon discours lors de la signature du Contrat de transition écologique "Cleantech Vallée" en présence de la ministre Emmanuelle Wargon.

Bonjour à tous,

Le 25 février 2018, nous avions – le cabinet du Ministre, M. le Préfet, élus locaux, entreprises –, notre première réunion de travail sur ce CTE. Nous en étions aux balbutiements.

Aujourd’hui, 6 décembre 2018, nous signons ce CTE.

Mais l’origine de ce CTE, c’est avant tout un engagement politique fort que l’on retrouve d’ailleurs dans la programmation pluriannuelle de l’énergie présentée la semaine dernière par le président de la République.

La genèse de ce CTE, c’est l’engagement de Nicolas Hulot alors ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, qui annonce en juillet 2017 dans l’hémicycle que, parce que nous avons la volonté et que nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous allons fermer nos centrales à charbon au cours du quinquennat.
Mais, cela ne peut se faire qu’à la condition d’accompagner les territoires concernés via des contrats qui allaient devenir les contrats de transition écologique.

A cette annonce et parce que mon territoire avait eu à faire face à la fermeture d’une centrale thermique carbonée, je me suis dit que si ce type de dispositif avait été inventé au moment de cette fermeture en 2016, nous aurions pu y prétendre.

Parce que je connais mon territoire et l’existence de la dynamique Cleantech Vallée, j’ai pu convaincre le MTES d’initier une réflexion sur ce qu’allait être le CTE Cleantech Vallée.

A la suite de quoi, j’en ai parlé aux deux présidents des EPCI, Communauté de communes du Pont du Gard et Communauté d’agglomération du Gard Rhodanien, qui ont très rapidement perçu l’intérêt de s’inscrire dans une telle dynamique. Nous avons donc initié plusieurs réunions sur site comme à Paris, pour valider ensemble la trajectoire que nous souhaitions donner à ce contrat mais aussi en valider la méthode.

Et vous voyez pour moi cette situation illustre bien l’implication que peut avoir un député, élu de la nation, sur son territoire mais également comment l’histoire de son territoire peut servir et être dupliqué au niveau national, et inspirer la loi.

Alors un CTE c’est quoi ? Je dirais avant tout que c’est une méthode, que c’est peut-être même une philosophie. Celle d’un État qui ne vient pas inventer ce qui sera bon pour le territoire, celle d’un État qui ne subventionne des projets que s’ils rentrent dans une grille déjà̀ établie. Mais une philosophie d’un État à la disposition des territoires avec des services disponibles et facilitateurs. C’est un dispositif qui s’adapte donc aux spécificités de chaque territoire.

Je suis très heureux que le fruit d’un travail concerté, dans un délai contraint, aboutisse aujourd’hui à cette signature dont les objectifs sont bien de réussir la transition de ce territoire, de le rendre plus attractif et de stimuler l’activité́ économique.

Du développement du fret pour faire des économies de CO2 en passant par la production d’énergies renouvelables, à la formation au démantèlement et à l’entreposage de produits nucléaires issus de la déconstruction, c’est faire au travers de ce CTE la démonstration qu’économie et écologie sont indissociables et intimement liées, et sources d’attractivité pour des entreprises qui souhaiteraient s’installer ici. Je sais qu’il y en a puisqu’elles sont dans la salle. Mais nous en reparlerons l’année prochaine…

C’est également servir aux autres territoires de terrain expérimental, dans une démarche plus globale d’accompagnement dans leurs transition écologique et énergétique.
Je pense notamment à ceux qui verront la fermeture d’une centrale à charbon ou nucléaire et que nous allons accompagner.
Parce que nous connaissons le bénéfice environnemental mais aussi l’impact social, l’impact économique et l’impact fiscal d’une telle fermeture.

Je ne serai pas plus long, j’espère qu’au travers de cette présentation, je vous aurais convaincus que d’une difficulté́ économique importante, il est possible d’impulser une nouvelle dynamique, lorsque les acteurs d’un territoire, qu’ils soient issus du monde institutionnel, économique, associatif et consulaire, se rassemblent pour son avenir.

D’ailleurs, je tiens à̀ remercier les équipes des EPCI et leurs présidents qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour rendre tout cela possible, la Région Occitanie dont nous sommes le premier CTE, les entreprises : des grands groupes aux clusters de PME-PMI, les chambres consulaires et les associations, pour leur engagement et leur travail collaboratif dans cette aventure.

Monsieur le préfet, vous remercier également parce que dès le départ vous y avez crû et avez tout mis en œuvre avec les services de l’État, et l’équipe CTE, pour que ce projet aboutisse. Et, bien sûr le ministre Sébastien Lecornu, pour sa disponibilité́ et sa confiance et aujourd’hui la ministre Emmanuelle Wargon, qui nous fait l’honneur d’être présente pour cette signature, et qui continuera à nous accompagner.

Madame la Ministre, chère Emmanuelle, lors du Conseil national de l’industrie le 23 novembre dernier, vous tweetiez, je likais et retweetais :« Un de nos objectif c’est de relier la transition écologique au développement de l’industrie dans tous nos territoires. »
Avec le CTE et l’intégration au dispositif « Territoires d’industrie », je vais vous dire madame la ministre… et je l’ai déjà tweeté et vous ne m’avez pas encore liké :
Ce territoire remplit parfaitement cet objectif !

Voilà mes chers amis, cette signature est loin d’être une fin, c’est le commencement du concret. Après avoir pensé ce CTE pendant presque 1 an, aujourd’hui place à l’action ! Ici on accélère !




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