Communiqué de presse : Démission de Nicolas Hulot

La démission du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire ( Ministère de la Transition écologique et solidaire), est regrettable. Elle n’est malheureusement pas surprenante. Homme profondément engagé, il a dû être un homme politique et a dû transiger, temporiser et nuancer ses positions afin de pouvoir transformer sans déstabiliser. Il s’est heurté au difficile exercice du compromis, où la temporalité n’est pas la même pour tous.

Je salue son travail de chaque instant, en tant que membre du gouvernement, pour l’écologie, et je ne peux que regretter sa démission qui intervient avant les effets de nombreuses mesures d’ores et déjà prises.

Dès le début, il a annoncé la fermeture des centrales à charbon au cours du quinquennat. Un engagement fort de la France pour lutter contre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique. Mais un engagement qui doit être préparé car derrière la fermeture d’une centrale, il y a des femmes et des hommes, un territoire dont il faut assurer la transition écologique et économique.

C’est d’ailleurs le sens du contrat de transition écologique Aramon-Gard Rhodanien que je porte avec le secrétaire d’État Sébastien Lecornu . Il servira ainsi de démonstrateur national pour accompagner la fermeture des centrales à charbon.

Le ministre a également convaincu nos partenaires européens de permettre un renouvellement de l’usage du glyphosate pour 5 ans, et non pas 15 tel que le permet la législation européenne. En France, une sortie du glyphosate sous 3 ans est prévue afin de permettre à la filière agricole de préparer sa conversion.

La décision de ne pas construire d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la fin de l’exploitation et de l’exploration des hydrocarbures, l’interdiction de nombreux néonicotinoïdes, le plan biodiversité et le plan sur l’économie circulaire sont des avancées en faveur de notre planète, qui auraient dû être faites depuis fort longtemps. Elles sont à mettre au crédit du ministre d’État.

Personnellement, je ne m’en satisfais pas, ce ne sont encore que de trop petits pas, au vu de l’urgence climatique que nous vivons. Face à cette urgence, il faut des engagements toujours plus forts aux niveaux national, européen et international.

Je reste cependant convaincu que c’est de l’intérieur que l’on peut faire bouger les choses.

Pour l’avoir côtoyé à plusieurs reprises y compris à huis clos, Nicolas Hulot est un homme de convictions, sincèrement soucieux de notre planète et de son avenir. Je lui souhaite, en toute amitié, de mener à bien, en tant que citoyen engagé, notre combat collectif pour la Terre.

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