Visite de SOCODEI

Semaine dernière, je rencontrais Eric VILLATEL, Directeur général, et Jean-François RIVES, Directeur Développement & Support aux Opérations, pour une visite de l’établissement Socodei à Codolet.
Son activité repose sur le traitement et le conditionnement des déchets et des effluents de faible et très faible activité. L’usine gère le traitement des déchets radioactifs à l’usine de Centraco mais également in situ, par des moyens mobiles, pour les déchets non transportables.

Socodei propose 2 types de traitements :
– L’incinération de déchets de très faible activité (TFA) et de faible activité (FA). Il peut s’agir de Déchets Solides Incinérables (DSI) tels que les tenues portées par le personnel intervenant dans les installations nucléaires (gants, combinaisons…) ou issus de l’exploitation et de la maintenance (emballages, chiffons…). Mais aussi de Déchets Liquides Incinérables (DLI) tels ques les effluents liquides (solutions de lavage, huiles, solvant, résines et boues..).
– La fusion de Déchets Métalliques (DM) TFA et FA qui peuvent être des structures métalliques, vannes, pompes, outils en inox, acier et métaux non ferreux issus des opérations de maintenance et de démantèlement des installations nucléaires.

Le but de l’incinération ou de la fusion est de réduire le volume de déchets voués au stockage en surface dans les sites gérés par l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Mais aussi de les valoriser, dans le cas de certains produits issus de la fusion, par la fabrication de Protections Radiologiques Intégrées (PRI) entrant dans le conditionnement d’autres déchets de moyenne activité.

Les déchets qui ne sont pas valorisables sont coulés dans une chemise métallique sous forme de lingots qui sont expédiés, là aussi, en tant que déchets ultimes, aux centres gérés par l’ANDRA.

Socodei est un acteur important dans la chaîne de valorisation des déchets et un acteur important dans la filière du démantèlement. Une filière qui, avec le cap fixé du mix énergétique voulu par la loi « de transition énergétique pour la croissance verte », va se développer et qui doit se structurer. Une filière porteuse d’emplois qui prend naturellement sa place dans le Contrat de Transition Écologique (CTE) porté par la communauté de communes du Pont du Gard et la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien.

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