Mon soutient d’une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires



Retrouvez en intégralité mon intervention à la tribune de l’hémicycle en tant qu’orateur du groupe La République En Marche pour soutenir une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires.

Je suis intervenu hier après-midi dans l’hémicycle après avoir été choisi par mes collègues députés comme orateur du groupe La République En Marche pour soutenir la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires.

Proposée par Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, cette commission d’enquête a pour objectif de permettre à la représentation nationale d’examiner « la sûreté matérielle de nos installations nucléaires et leur sécurité à l’égard de tout acte de malveillance. »

J’ai rappelé, qu’il y a plus de cinquante ans, la France a fait le choix de placer l’énergie nucléaire au centre de sa politique énergétique et qu’aujourd’hui encore, l’atome reste le pilier de notre mix énergétique, représentant 75% de la part de production électrique française.

Je suis également revenu sur le cap fixé, en 2015, par la loi de transition énergétique pour une croissance verte de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% à l’horizon 2025 ; objectif repoussé à 2030 tel qu’annoncé par le ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, en novembre dernier, assumant ce choix, faisant preuve de pragmatisme.

J’ai ensuite cité le Président de la République : « Je ne suis pas du tout un idolâtre du nucléaire mais il faut choisir ses batailles. Ma priorité, ce sont les émissions de CO2 et le réchauffement climatique. » et j’ai pointé les avantages du nucléaire : une énergie décarbonée qui assure l’indépendance énergétique de la France et sa sécurité d’approvisionnement.

J’ai, par ailleurs, souligné les risques inhérents au nucléaire : un sujet sensible qui suscite fantasmes et inquiétudes.

Selon moi, la bonne manière d’aborder ce sujet est d’aller plus loin, au fond des choses, échanger, confronter les avis, faire face à la réalité – quelle qu’elle soit –, tout cela pour lever les doutes sur la sûreté et la sécurité de nos installations nucléaires. Ce que ne permet pas le cadre classique des auditions en commissions.

J’ai expliqué les raisons en faveur de la création d’une commission d’enquête :

« Nous choisissons ici d’enquêter sur ces deux volets qui, quoi qu’on en dise, face à l’incident, sont intimement liés.

Nous choisissons ici d’enquêter car des incidents de sûreté ont été constatés ces dernières années, tant dans la construction que dans l’exploitation des centrales.

Nous choisissons ici d’enquêter car nous avons un devoir auprès de nos concitoyens, celui de comprendre, celui de savoir et, le cas échéant, celui de rassurer et d’informer. »

J’ai aussi tenu à revenir sur les nouveaux enjeux de sûreté et de sécurité de la filière nucléaire dans un contexte renouvelé avec le possible rallongement de la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans et un monde où les échelles du risque ont changé avec la réalité du terrorisme, de la cybercriminalité et des drones.

Ainsi, je ne vois dans cette commission que des bénéfices : mettre en lumière les bonnes pratiques qui doivent être perpétuées ou mettre en exergue des défaillances qui doivent être corrigées.




Source

Tags: